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Philippe Remenieras dirige Vercors et participe au comité de pilotage du Salon RSD3. Il livre sa vision de l’événement et de l’édition 2020 à venir.

Que représente le Salon RIST pour votre structure et vos collaborateurs ?

Chez nous, ce salon est un rendez-vous annuel attendu. En général, nous organisons un cocktail le mercredi soir sur notre stand auquel sont conviés tous les collaborateurs ainsi que leurs familles. Et tous les cadres passeront sur le salon à un moment donné de l’événement pour être confrontés au marché. 

C’est donc un moment de contact et de convivialité durant lequel on rencontre certes des clients et des prospects mais aussi tous nos interlocuteurs locaux, confrères, fournisseurs, prestataires et autres. Donc on y va plus pour être au contact du terrain régional que pour chercher des clients, et ce salon a surtout un impact très important sur notre réseau.

Vercors en bref…

Vercors est une entreprise spécialisée dans la plasturgie et le thermoformage de pièces de grandes dimensions ou à forte épaisseur, destinées essentiellement aux véhicules de loisirs et véhicules industriels.

L’entreprise fournit des pièces aux fabricants de camping-cars, de véhicules électriques, de machines médicales et pour tout type d’activités industrielles dans une activité de B2B. Vercors existe depuis 50 ans, rassemble 32 collaborateurs à Loriol sur Drôme sur un site de 4000 m² pour un chiffre d’affaires de plus de 4 millions d’euros en 2019.

Cette année, Vercors occupera les stands H4 H6 du RIST (cliquez ici pour consulter la liste des exposants).

Quelle est la particularité du RIST par rapport à d’autres rendez-vous ?

Sa proximité car c’est le propre même de ce salon, d’être un lieu de rencontres convivial, à l’image du territoire. Il faudrait d’ailleurs selon moi aller encore un peu plus loin dans ce sens en montrant mieux la douceur de vivre de la région. Avec, pourquoi pas, un petit déjeuner ardéchois proposé tous les matins. C’est cette proximité qui fait la différence avec les gros salons parisiens où tout est normé, calé. Ici, on a encore la possibilité d’organiser des choses différentes et je sais que nos clients apprécient aussi de venir pour ce côté “couleurs locales” qui est très important.


Sur la plupart des stands, les visiteurs peuvent rencontrer les dirigeants des entreprises y compris pour des boîtes plus grosses que la nôtre. Ailleurs, on rencontre des directeurs commerciaux, ici on croise des patrons parce qu’ils viennent aussi pour développer leur réseau local. Le visiteur a face à lui l’ensemble de l’ADN de l’entreprise.

Et puis les lieux sont à taille humaine. En 3h, un visiteur pourra voir l’ensemble des technologies de la sous-traitance et c’est très confortable par rapport à de grands salons comme Industries où en fonction du hall dans lequel on est, on ne verra que de la tôle ou du plastique. Là, on peut voir toutes les technologies dans un espace raisonnable.

C’est le charme de ces salons où l’on crée du business, souvent entre exposants, avec une réactivité énorme puisque les décideurs sont là. Et là-dessus, le RIST réussit quelque chose que j’ai rarement vu dans d’autres organisations.

 

Cette année, le RIST intègre le salon RSD3, né de la fusion de trois événements. Comment jugez-vous cette nouvelle donne ?

Je fais partie du comité de pilotage du salon et pour moi 2020 sera un rendez-vous clé car les prestations de l’an dernier ne correspondaient plus à ce qui est attendu aujourd’hui par les visiteurs ou les exposants. Tant au niveau de la gestion des entrées que du confort, il faut nous améliorer.

C’est aussi la dernière année que le salon se tiendra dans l’espace actuel du Parc des expositions et selon la réussite ou non de cette édition, il sera plus ou moins facile d’obtenir des choses dans le futur. C’est une édition clé qui se prépare et c’est ce qui est intéressant.

On sait qu’il existe aujourd’hui une fracture entre les salons régionaux qui ont du mal à exister par un taux de fréquentation faible et des difficultés à trouver des exposants. C’est la première expérience donc il faudra faire attention à ne pas se perdre entre un salon du digital, un salon des équipements agroalimentaire et un salon de sous-traitance, et bien mettre en avant notre dénominateur commun « l’industrie » comme identité principale..

Après je sais ce que je vais y retrouver. Dans ma partie, les choses n’ont pas beaucoup bougé puisqu’on va être dans les mêmes emplacements. La seule chose qui changera, c’est l’intégration du SEPAG au sein de notre espace sous-traitance. Quant à lui, le DDD gardera un espace dédié.

J’y vais donc sans a priori, en me disant qu’un visiteur qui vient pour de l’agroalimentaire a peut-être besoin de thermoformage et qu’un visiteur du DDD a peut-être d’autres besoins. Et l’inverse est vrai pour nos clients qui viennent et peuvent y trouver des réponses à d’autres questions.

Il faudra tenir la cohérence et la convivialité dans la fusion de ces 3 événements. Par exemple, toutes les boîtes que je connais aujourd’hui sur le territoire dans mon activité recherchent de l’emploi et non des commandes. On n’a pas encore arrêté les animations et les ateliers prévus  mais si l’on n’intègre pas cette notion à travers un job-dating en parallèle du salon par exemple, on sera à contre-courant des besoins du secteur.